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Julie Deutsch & Desire machine collective
Vernissage le 7 juillet 2017 à 18h30 
Exposition du 8 juillet au 22 juillet 2017

Julie Deutsch
Née en 1991 à Strasbourg.
Diplômée en 2016 d’un diplôme National Supérieur d’Expression Plastique à l’ENSAD de Nancy, elle vit et travaille entre la France et le Maroc.
Après s’être intéressée aux médias et à leurs systèmes de représentation (Press-Theater, 2012), Julie Deutsch développe sa pratique en Palestine où elle séjourne durant une année (2013-2014). A la suite de cette expérience fondatrice, son travail s’ancre autour de ce territoire et de ses frontières : visibles et invisibles, officielles ou officieuses. Elle interroge ces frontières qui déplacent les communautés, les divisent, les séparent, ou en recréent de nouvelles.
Elle examine les enjeux et les effets engendrés par ces frontières, mais aussi les moyens utilisés par l’artiste pour les mettre en exergue, au risque de les affirmer, au risque de bien d’autres enjeux.
Julie y réalise plusieurs pièces, notamment Expérience #1 (2017), Le bien des absents (2016), Boussaye (2016), De zéro à 480 (2015), ou encore Paradise Hotel, Palestine (2015).
Elle travaille également à Monastir (Tunisie, 2016) en collaboration avec un jeune révolutionnaire tunisien, et réalise la vidéo Ec-cheikh matt.
En juin 2017, elle remporte le prix du Centre Culturel Français de Freiburg dans le cadre de la biennale de la jeune création de Mulhouse.
 
Œuvres présentées :
 
Le bien des absents
7 photographies extraites de la série, impressions numériques, 2016.
 
12.1947 : La majeure partie des habitants de Lifta fuient après le massacre commis par les milices Stern Gang et Irgun dans le café du village le 28 décembre.
01.1948 : Le groupe Hadanah occupe Lifta et massacre ses derniers habitants.
04.1948 : Les toits des maisons sont bombardés afin de les rendre inhabitables.
1950 : Le gouvernement israélien confisque les terres dans le cadre de la loi sur la propriété des absents.
 
Km 70 (De zéro à 480)
Photographie, ​tirage numérique
2016

 

Lien : www.juliedeutsch.net
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Desire machine collective
Desire Machine collective a été fondé par Sonal Jain et Mriganka Madhukaillya en 2004. Leur travail se situe au croisement de l’art, l’écologie, la technologie et l’activisme. Leur pratique relève à la fois du cinéma, de la photographie, de l’art numérique, des interventions publiques, le commissariat d'exposition et l’écriture.
Leur langage artistique se caractérise par un travail sonore élaboré, séquences d'images décomposées et rythmées qui contribuent à construire un espace immersif et sensoriel. La réflexion sur la société capitaliste et ses structures de pouvoir est évoquée de manière subtile, à travers une expérience esthétique et artistique.
Leur projet le plus renommé est Periferry, laboratoire hybride réunissant artistes, scientifiques et experts en technologie, dans le but d'explorer de nouvelles formes d'espaces publics. Il est situé dans un ferry sur la rivière Brahmaputra, amarré à Guwahati en Inde.
Desire Machine Collective fait partie du jury des Arts visuels à l'Academie Schloss Solitude, en Allemagne en 2015-2017.
Le collectif travaille actuellement sur leur premier long métrage pour lequel il a été invité au Three Rivers Script Lab à Rome en 2016.
 
Leur travail a été présenté dans des musées dont the New Museum of Contemporary Art, New York; Solomon Guggenheim Museum, New York (2012); MAC Musée d’Art Contemporain de Lyon, MAXXI Museo Nazionale delle Arti del XXI Secolo, Rome; Deutsche Guggenheim Museum, Berlin; Indian Pavilion, 2011 Venice Biennale; 3 rd edition of La Triennale, Palais de Tokyo, Paris (2012); Eight Pacific Triennial of Contemporary Art in Brisbane (2015); Queens Museum and Grey Art Gallery at New York University in New York (2015).
Leurs œuvres font partie de collections publiques prestigieuses tel que the Solomon R. Guggenheim Museum, New York, USA and the Guggenheim, Abu Dhabi (Abu Dhabi Tourism and Cultural Authority).
 
Récemment, ils ont participé aux expositions Krishna in the Garden of Assam: The Cultural Context of an Indian textile à British Museum, Londres (2016) et à 11 th Shanghai Biennale, China (2016-17), India Art Fair 2017, Korea Cultural Centre, New Delhi (2017).
 
Oeuvre présentée :
 
Daily Check-up
Vidéo, 8”15’, 2005.
 
La vidéo s'inspire de la mémoire de la violence corporelle intime, vécue quotidiennement dans le nord-est de l'Inde, région ou des géographies imaginaires sont imposées, repoussées dans la périphérie de l'imagination de toute une nation.
Elle se focalise sur la politique du souvenir sans exclure un espace dédié à l’oubli. La hiérarchie entre les mémoires et les événements réels est dissoute. La mémoire collective des gens est une réflexion qui part du personnel au politique.
 
Lien : www.desiremachinecollective.in

35, rue de la bibliothèque
13001 Marseille

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